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Guide des œuvres étudiantes

Arbre Jaune

Nom Classe Date

Odilon Redon, Arbre Jaune (1900), Musée d'Orsay. Domaine public. Découvrez cette toile sous une lumière mouvante : le dessin, la couleur véritable sous le vernis, le pigment à nu

Les faits

Artiste
Odilon Redon topimpressionists.com/fr/artists/odilon-redon_fr/
Dates de l'artiste
1840 – 1916
Peint
1900
Technique mixte
Acrylique sur toile
Mouvement
Symbolism Pictures where objects stand for ideas — a flower or a door meaning something beyond itself.
Lieu de l'exposition
Musée d'Orsay topimpressionists.com/fr/museums/musee-d-orsay-paris_fr/
Artistic style
Impressionnisme avec éléments romantiques
Influences
Paul Gauguin
Notable elements or techniques
Couleurs vives et effets de lumière
Subject or theme
Paysage naturel et beauté botanique

Mise en contexte

Arbre Jaune — Odilon Redon

Date de création

  1. 1840
  2. 1850
  3. 1860
  4. 1870
  5. 1880
  6. 1890
  7. 1900
  8. 1910

Ligne supérieure : les années. Ligne inférieure : l'âge de l'artiste au début et à la fin de chaque période — 0 à la naissance, 76 au décès.

Peint lorsque l'artiste avait 60. L'artiste est décédé à l'âge de 76. 137 des 317 œuvres datées de cet artiste dans notre catalogue sont antérieures.

Ombré : la vie de Odilon Redon (1840–1916) ▲ cette œuvre, 1900 chaque peinture datée, décennie par décennie

Premières œuvres : jusqu'en 1892 Années d'activité principales : 1892–1908 Œuvres tardives : à partir de 1908

Ces trois périodes divisent les œuvres datées de ce catalogue en un premier quart, une période médiane et un dernier quart. Elles ne représentent pas l'intégralité de la production de l'artiste : une période de faible densité peut correspondre à une lacune dans les archives plutôt qu'à une phase d'inactivité. Les mêmes années, rythmées par la vie de l'artiste

Comparer avec

Choisissez une œuvre ci-dessus : nommez deux points communs avec celle-ci, et une différence.

D'autres œuvres à découvrir aux côtés de celle-ci : topimpressionists.com/fr/art/similar/odilon-redon-arbre-jaune-8EWMTW-fr/

Couleurs

Mesuré à partir de l'image

    Couleur principale

    Corail #e7bc46

    Palette répertoriée

    • #E7BC46
    • #A87746
    • #DBB872
    • #CA9946

    Ces couleurs au cœur de toute la palette de l'artiste Rechercher d'autres peintures par couleur

    Palette
    Tons pastels La famille de couleurs dominante dans l'image.
    Nom de la couleur principale
    Corail
    Intensité
    Vif Le degré de saturation et la variété des couleurs, allant d'une teinte unique et atténuée à une multitude de nuances éclatantes.
    Contraste
    Serein Le degré de variation de la luminosité et de la saturation des couleurs à travers l'œuvre.
    Harmonie
    Palette unifiée L'harmonie des couleurs, de leur contraste à leur parfaite unité.
    Luminosité
    Éclatant Le degré de luminosité ou d'obscurité de l'image dans son ensemble, des ombres profondes aux hautes lumières éclatantes.
    Saturation
    Couleurs vives La pureté et l'intensité des couleurs, allant d'un gris presque imperceptible à une vivacité totale.

    Où dans le monde ce tableau est-il admiré ?

    • inférieur à 1%
    • 1–3%
    • 3–8%
    • 8–20%
    • 20% et plus
    Cette peinture seule ne compte pas assez de visiteurs enregistrés pour établir une carte, la planche présente donc toutes les œuvres de Odilon Redon au cours des douze derniers mois — 43 pays au total. Source de ces chiffres

    Les dix principaux pays

    1. 1 Chine 58,3%40 600 visites
    2. 2 États-Unis d'Amérique 13,4%9 300 visites
    3. 3 France 4,2%2 900 visites
    4. 4 Hong Kong 3,4%2 400 visites
    5. 5 Singapour 3,2%2 200 visites
    6. 6 Espagne 2,9%2 000 visites
    7. 7 Italie 1,4%1 000 visites
    8. 8 Roumanie 1,1%800 visites
    9. 9 Argentine 1,0%700 visites
    10. 10 Chili 0,9%600 visites
    11. · 33 autres pays 10,2%7 100 visites

    Trouvez les trois pays les plus sombres sur la carte. Le musée qui conserve ce tableau se trouve-t-il dans l'un d'entre eux ? Notez une raison pour laquelle des personnes venant de loin pourraient venir l'admirer.

    Les 20 œuvres les plus consultées de Odilon Redon

    1. 1 Le Cyclope, 1914 3,0%2 600 visites
    2. 2 Arbre Jaune, 1900 cette peinture 1,4%1 200 visites
    3. 3 Ophélie, 1903 1,3%1 100 visites
    4. 4 Vase blanc aux fleurs, 1916 1,3%1 100 visites
    5. 5 Le Cyclope, 1914 1,2%1 000 visites
    6. 6 Le Pégase Noir 1,2%1 000 visites
    7. 7 Femme en rouge 1,2%1 000 visites
    8. 8 L'Homme-cactus, 1882 1,0%900 visites
    9. 9 Roger et Angélique, 1909 0,9%800 visites
    10. 10 La Femme voilée, 1895 0,9%800 visites
    11. 11 La Femme orientale, 1897 0,9%800 visites
    12. 12 Fleurs, 1905 0,8%700 visites
    13. 13 Nuages de fleurs, 1903 0,8%700 visites
    14. 14 Paysage de Peyrelebade, 1868 0,8%700 visites
    15. 15 The Crying Spider, 1881 0,8%700 visites
    16. 16 The Boat (Virgin with Corona), 1897 0,8%700 visites
    17. 17 Centaures, 1910 0,8%700 visites
    18. 18 La Barque Mystique 0,8%700 visites
    19. 19 The Boat (Aka Virgin With Corona) 0,8%700 visites
    20. 20 untitled (190) 0,8%700 visites

    Dans l'ensemble, ces œuvres captent 21,5% de toute l'attention que les peintures de cet artiste ont reçue au cours des douze derniers mois. Le catalogue contient 720 œuvres de cet artiste, dont 355 ont été consultées au moins une fois. Ce tableau se classe 2, captant 1,4% de cette attention (1 200 visites). Les mêmes chiffres, mois par mois

    Les barres mesurent l'attention, non la qualité. Choisissez l'œuvre en haut ainsi que celle-ci : citez un élément qui pourrait rendre une peinture célèbre, au-delà de sa simple maîtrise technique.

    À propos de cette œuvre

    Arbre Jaune — Odilon Redon

    Une Énigme Dorée : L'Oeuvre de Bertrand Redon et la Couleur du Symbolisme

    « Yellow Tree » d’Odilon Redon est bien plus qu’une simple représentation botanique ; c’est une porte ouverte sur un univers intérieur riche en rêves et en mystères, incarné dans l’esprit du mouvement symboliste français au début du XXe siècle. Cette huile sur toile, réalisée en 1900 et aujourd'hui conservée au Musée d’Orsay à Paris, offre une étude fascinante de la beauté naturelle sublimée par une esthétique particulière.

    La Composition et les Éléments Visuels : Une Symphonie Dorée

    Redon choisit une approche originale pour capturer l’essence du paysage arboricole. Au lieu d'une perspective classique et réaliste, il privilégie une composition verticale qui souligne la grandeur de l'arbre dominant et crée une impression d'immensité. Les branches complexes et sinueuses sont dessinées avec une précision remarquable, guidant le regard vers un ciel pâle et lumineux où les couleurs se fondent dans une atmosphère douce et diffuse. Parmi les éléments importants de cette œuvre se trouvent plusieurs arbres plus petits situés au loin, ajoutant profondeur et dimension à la scène. Quelques oiseaux perchés sur les branches ou volant autour du tronc contribuent à une ambiance pleine de vie et d’énergie. Cette attention aux détails témoigne de l'intérêt pour l'observation minutieuse de la nature, caractéristique du symbolisme.

    Le Symbolisme au Service de l’Imagination

    Comme toute œuvre symboliste, « Yellow Tree » ne vise pas à reproduire fidèlement le monde extérieur mais à exprimer des idées et des sentiments profonds. Les couleurs vives utilisées par Redon – notamment les tons jaunes et dorés dominants – sont chargées de signification émotionnelle et évoquent la lumière chaude du soleil couchant, symbole de renaissance et d’espoir. Cette richesse chromatique est obtenue grâce à une technique raffinée : l'artiste applique des peintures épaisses et irrégulières avec des coups de pinceau libres et expressifs, permettant aux couleurs de se mélanger et de créer des effets lumineux subtils. L'œuvre invite à une réflexion sur la beauté intérieure et la puissance de l’imagination artistique.

    L’Influence du Réalisme Impressionniste et les Inspirations Artistiques

    Bien que Redon soit considéré comme un représentant majeur du mouvement symboliste, son travail est également marqué par des éléments issus du réalisme impressionniste, notamment dans sa maîtrise de la lumière et des couleurs. Il partageait une admiration pour Paul Gauguin, dont il avait peint un portrait, et était influencé par son style synthétique et son utilisation audacieuse des couleurs vives. Cette esthétique est particulièrement visible dans « Yellow Tree », où les arbres sont traités avec une douceur et une luminosité qui rappellent les œuvres de Gauguin.

    Une Oeuvre Intemporelle : Au Musée d’Orsay et au-delà

    « Yellow Tree » demeure un témoignage précieux de l’art français du début du XXe siècle et continue d'inspirer les artistes contemporains. Pour découvrir cette magnifique œuvre originale et bien sûr, une reproduction haute qualité disponible sur WahooArt.com, rendez-vous au Musée d’Orsay où elle est exposée avec fierté. Vous pouvez également approfondir vos connaissances sur Odilon Redon et son mouvement artistique en consultant les ressources disponibles : « Bertrand Redon » et « Odilon Redon: Portrait of Paul Gauguin ».

    Artiste et musée

    Artiste

    Odilon Redon

    Né(e) à Bordeaux, France

    Jeunesse, Famille et Formation

    Né Bertrand-Jean Redon le 20 avril 1840 à Bordeaux, en Aquitaine, l'enfant qui allait devenir célèbre sous le nom d'Odilon Redon entra dans un monde façonné par les origines de sa famille. Sa mère, Marie Guérin, était une créole française originaire de l'île Bourbon, et c'est de son nom qu'il tira finalement le pseudonyme qu'il s'était choisi. Dès sa jeunesse, une certaine aptitude visuelle se manifestait déjà ; à l'âge de dix ans, il remportait un prix de dessin à l'école, un petit triomphe qui laissait présager la sensibilité qu'il appliquerait plus tard à son art.

    Le chemin vers une vie artistique ne fut pas linéaire. Bien qu'il ait commencé l'étude formelle du dessin à quinze ans, les souhaits de son père l'orientèrent initialement vers le monde structuré de l'architecture. Cette quête le mena à Paris où, en 1864, il étudia brièvement la peinture sous la direction de Jean-Léon Gérôme. Cependant, les exigences rigides de la formation architecturale ne convenaient pas à son tempérament. Après avoir échoué aux concours d'entrée de l'École des Beaux-Arts, il retourna dans sa Bordeaux natale pour chercher une autre manière de voir.

    Dans le calme de sa région d'origine, ses mains découvrirent de nouvelles textures. Il se tourna vers la sculpture et commença à maîtriser les arts complexes et ombrageux de l'eau-forte et de la lithographie. C'est sous la direction de Rodolphe Bresdin que ces compétences techniques s'enracinèrent, lui offrant les outils nécessaires pour explorer les domaines plus sombres et ambigus de la psyché humaine. Ces premières années d'expérimentation avec la ligne et la pierre posèrent les fondations de tout ce qui allait suivre.

    La période des « Noirs » monochromatiques

    Le cours de la vie de Redon prit un tournant inattendu en 1870, lorsque la guerre franco-prussienne l'appela au service de l'armée. Cette période de devoir militaire interrompit son cheminement artistique en pleine ascension, mais elle ne put étouffer les visions qui s'agitaient en lui. À son retour, il tourna son regard vers les ombres, travaillant presque exclusivement en noir et blanc jusqu'à l'aube de sa cinquantaine. Il commença à qualifier ces œuvres visionnaires de ses noirs, un terme qui capturait la nature intense et obscure de ses explorations. À travers ces études monochromatiques, il chercha à donner forme à l'invisible, s'éloignant du monde littéral pour trouver un langage fait de pure lumière et d'obscurité.

    Sa méthode était aussi variée que les créatures qu'il conjurait. Maître de l'art de la lithographie, il utilisait le fusain pour bâtir ses compositions, superposant souvent différents matériaux pour atteindre une profondeur singulière. Il combinait le fusain de vigne et le fusain huilé avec des touches de fusain compressé et de crayon noir pour créer ses effets. Ces outils lui permettaient de rendre des scènes nocturnes et des créatures étranges et fantastiques qui semblaient émerger d'une brume tourbillonnante. Ses mains travaillaient avec une intensité délibérée, utilisant la dureté de la pierre noire pour détourer les formes sur les passages plus doux et atmosphériques du fusain. Les résultats n'étaient pas de simples dessins, mais de véritables fenêtres ouvertes sur un royaume privé et ténébreux.

    L'Esprit gardien des eaux, vers 1878

    L'Araignée pleureuse, 1881

    Évolution vers la couleur et le symbolisme

    À l'aube des années 1890, une lumière nouvelle commença à baigner l'atelier d'Odilon Redon. Les ombres lourdes et monochromes de ses premières années cédèrent la place à une étreinte soudaine de la couleur. Il se tourna vers le pastel et l'huile, trouvant dans ces médiums un moyen d'exprimer les humeurs changeantes de l'âme. Il ne s'agissait pas d'un simple changement de technique, mais d'une expansion profonde de sa vision. Il s'éloigna de la rigueur de ses études au fusain pour tendre vers une abstraction onirique, où les formes semblaient se dissoudre dans la lumière et la teinte. Cette transition marqua sa place au cœur du mouvement symboliste, alors qu'il cherchait à donner corps à l'intangible par le langage de la couleur.

    Cette luminosité nouvelle fut profondément influencée par l'arrivée de l'art japonais en France. Odilon Redon se sentit attiré par l'esthétique des estampes japonaises, admirant leur perspective aplatie et l'audace de leurs couleurs. Cette fascination lui permit de s'aventurer davantage dans un royaume de la suggestion plutôt que de la représentation littérale. Ses compositions commencèrent à refléter cette influence orientale, mêlant un sentiment de mystère à une qualité plus décorative et éthérée. Le monde qu'il peignait n'était plus un lieu d'objets solides, mais un espace de résonance spirituelle et émotionnelle.

    La Mort du Bouddha (1899)

    Le Cavalier vert (vers 1904)

    La Voile jaune (vers 1905)

    La Naissance de Vénus (vers 1910)

    Œuvres Clés et Commandes Notables

    À mesure qu'Odilon Redon s'éloignait des ombres de ses premières années, son pinceau trouva un nouveau souffle grâce au mécénat de ceux qui partageaient sa fascination pour l'invisible. Le baron Robert de Domecy devint une figure marquante de cette période, commandant à l'artiste les portraits de sa famille. Ces représentations de la baronne et de sa fille, Jeanne, permirent à Odilon Redon d'appliquer sa perception évolutive de la lumière à la forme humaine, cherchant à révéler une vie intérieure palpitante sous la surface de la peau.

    Son imagination se tournait souvent vers les mythes antiques, les réimaginant à travers le prisme d'une abstraction onirique. Dans une huile notable, il dépeignit le mythe de Polyphème et de la nymphe Galatée, une œuvre connue sous le nom de Le Cyclope. Ce tableau saisit le géant alors qu'il tourne son œil unique vers la jeune fille endormie, une composition qui reflète sa capacité à fusionner un sujet classique avec un sentiment de mystère psychologique. De la même manière, son pastel de 1900, Portrait de Marie Botkine, invite à une contemplation des profondeurs calmes et introspectives du sujet, rendues avec une touche douce et lumineuse qui définit son style tardif.

    Lors de ses dernières années, l'influence de l'esthétique orientale devint encore plus prononcée, menant à des œuvres embrassant une perspective plus décorative et aplatie. Vers la fin de sa vie, aux alentours de 1916, il produisit Grand Bouquet dans un Vase Japonais, une pièce qui démontre à quel point les principes de l'art japonais s'étaient profondément tissés dans son langage visuel. Cette œuvre tardive révèle un artiste qui avait pleinement embrassé la puissance de la couleur pour exprimer l'intangible.

    Technique et Style Artistique

    Odilon Redon a évolué dans le monde de l'art en tant que dessinateur, graveur et peintre, cherchant sans cesse à mettre la logique du visible au service de l'invisible. Durant ses premières années, il a trouvé un langage profond dans l'ombre, travaillant principalement en noir et blanc. Il a maîtrisé l'art de la lithographie, utilisant ce médium pour obtenir de subtiles gradations tonales qui permettaient à la lumière d'émerger des ténèbres les plus profondes. Pour obtenir une plus grande précision, il appliquait souvent de la pierre noire pour souligner des éléments compositionnels spécifiques sur de larges et douces zones de fusain. Ses œuvres étaient souvent décrites comme une synthèse de cauchemars et de rêves, où les frontières entre le physique et l'imaginaire devenaient floues.

    À mesure que sa main gagnait en assurance, son approche de la texture et de la lumière a évolué. Il s'est éloigné des profondeurs monochromes et pesantes de ses premières études au fusain pour se tourner vers l'usage des pastels et de l'huile. Cette transition lui a permis d'explorer une forme de luminosité différente, bien qu'il n'ait jamais perdu sa préoccupation pour l'inconscient. Même lorsqu'il travaillait la couleur, ses compositions conservaient souvent un sentiment de mystère, comme si les sujets émergeaient d'un rêve plutôt que d'un paysage physique. Sa capacité à manipuler différents médiums lui a permis de traduire les parties les plus insaisissables de la psyché humaine en formes tangibles.

    Le Cyclope, vers 1914

    Portrait de Marie Botkine, 1900

    La Mort d'Ophélie, 1905

    Héritage et influence sur l'art moderne

    Les ondulations de la vision de Redon se sont propagées bien au-delà des cercles feutrés du symbolisme, touchant aux fondements mêmes du siècle à venir. En tournant son regard vers l'intérieur pour cartographier les territoires étranges et irrationnels de l'inconscient, il a préparé le terrain pour les surréalistes. Sa capacité à donner forme à la logique des rêves a offert un modèle aux artistes ultérieurs tels que Marcel Duchamp et Max Ernst, qui cherchaient à libérer l'esprit des contraintes de la raison. Il ne se contentait pas de peindre des scènes ; il visualisait les courants invisibles de la pensée humaine, créant un pont entre le monde visible et la psyché intérieure.

    Cette préoccupation pour l'expérience subjective et le poids émotionnel de l'invisible a également trouvé une profonde résonance chez les peintres expressionnistes. Son œuvre suggérait que l'essence véritable d'un sujet résidait dans la manière dont il était ressenti, plutôt que dans la façon dont il était mesuré par l'œil. Au-delà de ses toiles et de ses pastels, son art graphique demeure une réalisation profonde. Ses lithographies et ses dessins au fusain, ces explorations ombrageuses de l'obscur et du mystérieux, sont considérés comme l'un des accomplissements les plus innovants de l'estampe du XIXe siècle. Il a maîtrisé les subtiles gradations de tons pour suggérer des mondes qui semblaient à la fois ancestraux et entièrement nouveaux.

    Le Cyclope, vers 1914

    La Mort d'Ophélie, 1905

    La Naissance de Vénus, 1910

    Où admirer ses œuvres aujourd'hui

    Pour partir à la rencontre des traces de son imagination, il faut s'aventurer vers les grands sanctuaires de l'art européen. À Paris, le Musée d'Orsay abrite plusieurs de ses œuvres, offrant un aperçu fascinant de l'évolution de sa vision. Ceux qui souhaitent découvrir ses explorations les plus colorées de la fin de sa carrière pourraient se rendre à New York, où le Museum of Modern Art préserve plusieurs pièces qui témoignent de son passage vers une esthétique plus lumineuse.

    L'influence de son génie traverse les frontières, trouvant refuge dans des collections d'une grande diversité. Aux Pays-Bas, le Kröller-Müller Museum conserve Le Cyclope, une œuvre magistrale qui capture les qualités mythologiques et oniriques de sa maturité. Parallèlement, de l'autre côté de l'Atlantique, le J. Paul Getty Museum à Los Angeles conserve le portrait de la Baronne de Domecy, une pièce qui évoque les liens personnels et les commandes qui ont jalonné son existence.

    Le Cyclope, Kröller-Müller Museum, Otterlo

    Portrait de la Baronne de Domecy, J. Paul Getty Museum, Los Angeles

    Musée

    Musée d'Orsay

    Exposé à Paris, France

    L'Histoire du Musée d'Orsay

    Niché sur la rive gauche de la Seine, au cœur de Paris, le Musée d'Orsay est bien plus qu'un simple conservatoire d'art ; c'est un voyage immersif à travers le temps et la révolution artistique. Le bâtiment fut originellement érigé pour être la Gare d'Orsay, une majestueuse station ferroviaire construite entre 1898 et 1900 pour desservir le Chemin de Fer de Paris à Orléans. Pendant plusieurs décennies, cette structure imposante a vibré au rythme des machines à vapeur, servant de terminal avant de connaître une métamorphose historique.

    À la suite d'une reconfiguration profonde de son architecture intérieure, le site a été transfiguré pour devenir un sanctuaire de la culture. Le président François Mitterrand a officiellement inauguré l'institution en décembre 1986. Aujourd'hui, le Musée d'Orsay s'impose comme l'un des plus grands musées d'art en Europe, offrant une collection dont le souffle se concentre principalement sur l'art français produit entre 1848 et 1914.

    L'Architecture de l'ancienne gare

    Le bâtiment trouve son origine dans la Gare d’Orsay, une gare de style Beaux-Arts conçue par les architectes Lucien Magne, Émile Bénard et Victor Laloux. Sa structure fut érigée entre 1898 et 1900 pour accueillir les locomotives à vapeur du Chemin de Fer de Paris à Orléans. Les vestiges industriels du terminal, sculptés par des ouvrages d'art en fer s'élançant vers le ciel et de vastes verrières, furent plus tard métamorphosés pour devenir le sanctuaire de l'art. Cette transformation magistrale fut orchestrée par une équipe d'architectes comprenant Pierre Colboc, Renaud Bardon et Jean-Paul Philippon, tandis que l'agencement intérieur fut ultérieurement sublimé par l'architecte italienne Gae Aulenti.

    La logique spatiale du musée repose sur le plan originel de la gare. Les structures de la nef centrale viennent rythmer les immenses espaces dédiés aux sculptures et aux galeries, apportant un sentiment d'ordre et de proportion au sein de ces volumes monumentaux. Sous le sol de verre, une maquette au 1:100 de l'opéra de Paris est enchâssée, offrant un lien tangible avec l'histoire urbaine du site. Le design préserve ainsi une continuité avec la fonction passée du lieu, tout en adaptant la pierre et le fer à leur noble destination actuelle.

    Une Collection de Chefs-d'œuvre Impressionnistes

    Le Musée d'Orsay abrite le plus vaste ensemble d'œuvres impressionnistes et post-impressionnistes au monde. Cette collection magistrale embrasse une période charnière allant de 1848 à 1914, et se déploie à travers une diversité fascinante de peintures, sculptures, mobilier, photographies et architectures. Si le fonds total compte plus de 3 650 œuvres, ce sont 2 300 d'entre elles qui sont magnifiquement mises en scène de façon permanente au cœur des galeries.

    Les collections se concentrent sur cette transition fulgurante vers le modernisme, portée par le génie de Berthe Morisot, Claude Monet, Édouard Manet, Edgar Degas, Pierre-Auguste Renoir, Paul Cézanne, Georges Seurat, Alfred Sisley, Paul Gauguin et Vincent van Gogh. En s'affranchissant des carcans de la tradition académique, ces artistes ont entrepris une quête audacieuse pour capturer l'essence de la lumière et les nuances de l'atmosphère. Leur sélection témoigne de la métamorphose profonde du langage visuel à la fin du XIXe siècle.

    La Source, 1868 - Gustave Courbet

    Toits Rouges, 1877 - Camille Pissarro

    L'Apparition, 1874-1876 - Gustave Moreau

    Une Olympia moderne, 1873-1874 - Paul Cézanne

    Les Repasseuses, 1884-1886 - Edgar Degas

    Chefs-d'œuvre emblématiques de la collection

    La collection abrite des œuvres magistrales issues du milieu et de la fin du XIXe siècle, témoins d'une époque de bouleversements esthétiques. Le tableau d'Édouard Manet peint en 1863, Olympia, demeure une pièce maîtresse et incontournable des collections. À proximité, l'œuvre de Gustave Courbet datant de 1866, L'Origine du monde, propose une étude saisissante du réalisme. Le tableau de Jean-François Millet réalisé en 1859, L'Angélus, fait également partie intégrante de l'agencement permanent du musée.

    Le musée préserve également plusieurs œuvres clés issues des mouvements impressionniste et post-impressionniste. La peinture de Berthe Morisot de 1872, Le Berceau, est une œuvre phare exposée dans les galeries. La célèbre Nuit étoilée sur le Rhône de Vincent Willem Van Gogh, peinte en 1888, constitue un autre pilier essentiel du patrimoine muséal. En complément, le musée conserve L'Apparition, une aquarelle de Gustave Moreau réalisée entre 1874 et 1876.

    L'Apparition, 1874-1876 - Gustave Moreau

    Le Berceau, 1872 - Berthe Morisot

    L'Origine du monde, 1866 - Gustave Courbet

    Olympia, 1863 - Édouard Manet

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    Disponible en ligne

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    Redon, Odilon. Arbre Jaune. 1900, Musée d'Orsay. https://topimpressionists.com/fr/art/odilon-redon-arbre-jaune-8EWMTW-fr/
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    Redon, Odilon (1900). Arbre Jaune [Painting]. Musée d'Orsay. https://topimpressionists.com/fr/art/odilon-redon-arbre-jaune-8EWMTW-fr/
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    Odilon Redon. Arbre Jaune. 1900. Musée d'Orsay. https://topimpressionists.com/fr/art/odilon-redon-arbre-jaune-8EWMTW-fr/
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    Redon, Odilon (1900) Arbre Jaune. Musée d'Orsay. Available at: https://topimpressionists.com/fr/art/odilon-redon-arbre-jaune-8EWMTW-fr/

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    Arbre Jaune — Odilon Redon

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    1. Qu'est-ce qui attire votre regard en premier, et pourquoi ?
    2. Quelles couleurs ou quelles formes créent l'atmosphère — et quelle est cette atmosphère ?
    3. Notre catalogue répertorie cette œuvre sous : symbolism, landscape, tree. Êtes-vous d'accord ? Que souhaiteriez-vous ajouter ou retirer ?
    4. Revenez sur La Mort d'Ophélie (1905), présenté plus haut dans ce guide. Citez deux points communs avec cette œuvre, ainsi qu'une différence.
    5. Symbolism : Pictures where objects stand for ideas — a flower or a door meaning something beyond itself. Où pouvez-vous observer cela dans cette œuvre ?

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    1. 1. Quel mouvement artistique est associé à cette œuvre ?

      • A Réalisme
      • B Impressionnisme
      • C Symbolisme
    2. 2. Dans quelle musée français peut-on admirer "Yellow Tree" ?

      • A Louvre
      • B Musée d'Orsay
      • C Centre Pompidou
    3. 3. Quel artiste a influencé Odilon Redon notamment par son style et ses couleurs ?

      • A Vincent van Gogh
      • B Claude Monet
      • C Paul Gauguin
    4. 4. La composition de "Yellow Tree" est caractérisée par une esthétique principalement...

      • A Naturaliste et détaillée
      • B Émotionnelle et expressive
      • C Floue et atmosphérique
    5. 5. Les couleurs utilisées dans cette peinture sont dominées par les tons...

      • A Bleus profonds et argentés
      • B Rouges flamboyants et rouges vif
      • C Jaunes chaleureux et dorés

    Mon score : ____ sur 5

    Corrigé — pour l'enseignant

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    1B · 2A · 3B · 4C · 5C

    Vérifiez chaque réponse en vous référant à la notice du catalogue de ce tableau

    Questions et réponses

    À quel mouvement artistique appartient « Arbre Jaune » ?

    Le mouvement associé à «Arbre Jaune» de Odilon Redon est Symbolism. Cette classification situe l'œuvre parmi des artistes et des œuvres d'art apparentés.

    Pourquoi le statut du droit d'auteur de « Arbre Jaune » est-il tel qu'il est ?

    «Arbre Jaune» de Odilon Redon est dans le dans le domaine public - ses droits d'auteur sont tombés dans le domaine public. Les droits d'auteur sont calculés à partir de l'année du décès de l'artiste, et Odilon Redon est décédé en 1916.

    «Arbre Jaune» de Odilon Redon est-il une œuvre lumineuse ou sombre ?

    Les valeurs enregistrées pour «Arbre Jaune» de Odilon Redon sont : une luminosité de éclatant, une luminance de Équilibre lumineux.