La vie et la pratique artistique d'Auguste Bigand
Né à Champlan, en France, Auguste Bigand fut un peintre français dont le talent s'est forgé au sein de l'École des Beaux-Arts de Paris. Durant sa formation, il fut l'élève de Pierre-Narcisse Guérin et de Louis Hersent. Son odyssée artistique le mena jusqu'en Italie, où il retrouva Guérin. En 1827, il apporta sa contribution à la réalisation d'un vaste plafond au Palais du Louvre, sous la direction de Merry-Joseph Blondel.
Profondément lié à la cité d'Avignon, Bigand s'y intégra pleinement à la vie locale, devenant membre de la Société savante l'Athénée de Vaucluse. Maître dévoué, il fut également le professeur du peintre Émile Lambinet. Au-delà de l'enceinte de son atelier, il exerça des responsabilités civiques en tant que conseiller municipal et capitaine de la Garde nationale. Sa générosité s'exprima par de nombreux dons au Musée Calvet d'Avignon, parmi lesquels un buste en plâtre de lui-même, sculpté par Dantan le jeune.
Thèmes et sujets de prédilection
L'œuvre d'Auguste Bigand déploie une palette de genres foisonnants, embrassant les sujets religieux, les portraits, les natures mortes et les scènes de genre. Il connut un succès remarquable auprès de la clientèle ecclésiastique, et nombre de ses compositions sacrées furent présentées aux Salons. Son répertoire pictural se distingue par une grande diversité de sujets, tels que :
Sa maîtrise technique ne passa pas inaperçue auprès des observateurs contemporains, à l'instar de Charles Baudelaire, qui se fit l'éloge de son usage de la couleur dans des œuvres telles que Les derniers instants de Néron.