Les Années de Formation et les Débuts Florentins
Né dans les environs de Florence, Bernardino Monaldi entama son odyssée artistique sous l'égide du peintre florentin Girolamo Macchietti, un ami de la famille dont l'influence imprègne durablement le style de Monaldi. Après ses premiers apprentissages, il intègre l'Accademia dell’arte del disegno en 1590, où il perfectionnera son art durant cinq années d'études intensives.
Le début de sa carrière fut marqué par d'importants cycles de fresques et de prestigieuses commandes religieuses. Entre 1587 et 1590, il réalisa trois lunettes pour l'oratoire de San Pierino à Florence, parmi lesquelles le Martyre de Saint Jean l'Évangéliste. Durant cette même période, il enrichit l'église de Sant'Angelo a Lecore à Signa avec des représentations de la Madone à l'Enfant, de saints et de dévots, ainsi que les mystères du rosaire, tout en composant une Madone en majesté avec l'Enfant, des saints et un donateur pour l'église de San Lorenzo.
Expansion et Œuvres Majeures
À l'aube du XVIIe siècle, Monaldi quitta la Toscane pour les Abruzzes afin de collaborer avec le peintre Giulio Cesare Bedeschini. Son œuvre durant cette période fut marquée par des pièces remarquables telles que la Nascita di Cristo pour le Duomo de L'Aquila, la Nascita della Vergine pour l'église Santa Maria della Consolazione à Poggio Picenze, ainsi que la Pentecoste à Sulmona.
De retour à Florence, il se consacra à la décoration du chiostro degli Angeli dans l'église Santa Maria degli Angeli, où il créa sept peintures pour le côté nord, aujourd'hui connues sous le nom de Ciclo di San Romualdo. La maturité de son art fut illustrée par les Funerali di Sant'Alberto en 1612 et le Martirio di San Mattia à Castelli. L'un de ses héritages les plus grandioses demeure le cycle de fresques des Storie di Mosè au Casino Branconio, une fresque magistrale qui dépeint quatre épisodes cruciaux de l'Exode.