Une vie consacrée à la sculpture et à la médaille
Né à Besançon, en France, Jean Petit fut un sculpteur et un médalliste qui consacra son existence à la maîtrise absolue de la forme. Après avoir suivi ses premiers pas à l'école municipale, il s'installa à Paris pour intégrer la Petite École de la rue de l'École-de-Médecine. Son talent s'est manifesté de manière fulgurante lorsqu'il intégra l'École des Beaux-Arts de Paris en tant que médalliste, devenant l'élève de David d'Angers. Durant cette période formative, il apporta sa pierre à l'édifice en participant aux sculptures du fronton du Panthéon. Son parcours académique fut marqué par sa participation au prestigieux prix de Rome, où il décrocha un second grand prix pour un bas-relief intitulé Le Serment des sept chefs devant Thèbes.
La quête d'excellence artistique de Petit le conduisit vers l'Italie, un voyage qu'il entreprit à ses propres frais afin de s'imprégner des chefs-d'œuvre de l'Antiquité et de la Renaissance. Ses errances créatives le menèrent à travers Milan, Pise, Carrare, Pérouse, Venise, Florence, Naples et Pompéi, avec un séjour déterminant à Rome, où il sculpta un buste du pape Pie IX.
Commandes artistiques et héritage
Tout au long de sa carrière, Petit s'impliqua dans de multiples œuvres décoratives et de grandes commandes monumentales. Ses contributions au paysage urbain de Paris furent essentielles.
Parmi ses œuvres sculpturales les plus remarquables, on compte des bustes en marbre de Charles Nodier et de l'abbé Boisot, ainsi qu'un médaillon en bronze du baron Martin de Gray. Par son testament, il laissa une empreinte durable en instaurant une récompense pour les compositions historiques, qu'elles soient picturales ou sculpturales, portant sur des sujets liés à la région comtoise.