L'évolution de Medrie Macphee
Née à Edmonton, au Canada, Medrie Macphee est une peintre canado-américaine établie à New York. Son parcours artistique a débuté par des études au Nova Scotia College of Art and Design avant qu'elle ne s'installe à New York, pour finalement trouver refuge dans un loft du Bowery. Son œuvre a traversé plusieurs phases distinctes, débutant par une exploration du portrait pour évoluer vers l'architecture industrielle. Ces premières compositions exploraient les liens entre les structures, le corps et l'évolution humaine, mettant souvent en scène les extérieurs énigmatiques de machines abandonnées et de vestiges industriels, tels que des silos, des châteaux d'eau et des conduits que l'on retrouve sur les fronts de mer de New York et de Montréal.
À mesure que sa pratique se transformait, Medrie Macphee a investi des territoires hybrides et plus complexes. Durant les années 1990 et 2000, elle a produit des séries mêlant représentation et abstraction, créant une imagerie suggérant des composants organiques et mécaniques, des environnements aquatiques et des espèces futuristes. Ces œuvres associaient fréquemment des éléments tels que des engrenages et des nénuphars, ou des câbles et des lianes, explorant ainsi les thèmes de la métamorphose et l'intersection entre la biologie et la technologie.
Matérialité et Forme
Ces dernières années, le travail de Macphee a connu une mutation profonde tant dans sa technique que dans sa matérialité. Depuis 2012, elle a intégré une méthode unique consistant à coller des morceaux de vêtements défaits et aplatis directement sur ses toiles à l'huile. Ces œuvres se caractérisent par :
Ses créations sont conservées dans diverses collections publiques, notamment au Metropolitan Museum of Art, à la National Gallery of Canada, ainsi qu'au Musée d'art contemporain de Montréal. Tout au long de sa carrière, elle a été distinguée par la Guggenheim Fellowship, la Pollock-Krasner Foundation et l'American Academy of Arts and Letters.